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Fête nationale,
Il était une fois le passé, Un mardi et du sang versé Pour rougir les pavées D'une Bastille assiégée.
Il était une fois des tués, Des morts par milliers Pour de la poudre entreposée Dans la forteresse encerclée.
Une révolution avait germé, Sur une terre arrosée, Nourrit de pauvreté, Liberté, égalité, fragilité.
Un 14 au milieu de l'été, Sur les Champs Elysées Les soldats vont défiler, L'élite de notre armée.
Des bottes battent le pavé Au son des pas cadencés. Le port altier, le menton levé, La France étale sa fierté.
Sur une estrade improvisée, Brochette de personnalités. Être là pour se montrer, Pour un peu de publicité.
Aussi veuillez me pardonner, Oui, veuillez m'excuser Si je ne peux partager Votre joie et votre gaieté.
Mais pour moi, la vraie liberté N'est pas celle que vous vendez, Ne se trouve pas dans votre armée, N'est pas française, désolé.
Alors pourquoi devrais-je regarder Un défilé sur les Champs Elysées, Ou le suivre chez moi à la télé? Pourquoi devrais-je m'y intéresser?
Où es-tu passé, toi la bonne fée Pour enfin changer, transformer Pauvreté, partialité, fragilité, En liberté, égalité, Fraternité?
Ken.
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