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05/09/2008 19:36
L'averse (0 commentaire)

L'averse,

L'averse de pluie qui est tombée
A mouillé son blanc chemisier
Au milieu deux petites roses
Sont apparues à peine écloses

Deux boutons que j'aimerais cueillir
Pour les planter dans mon jardin
Pour respirer leur doux parfum
Et embellir mon avenir

L'averse de pluie qui est tombée
A mouillé son blanc chemisier
Le tissus collé à sa peau
A dévoilé deux beaux joyaux

Deux rubis que j'aimerais voler
Pour une bague et un collier
Les exposer sur sa poitrine
Qui chaque soir serait ma vitrine

L'averse de pluie qui est tombée
A mouillé son blanc chemisier
Au milieu deux petits boutons roses
Mon coeur d'un coup était tout chose

Quand elle est passée près de moi
Son regard le mien a croisé
Elle a du sentir mon émoi
Car très vite elle s'est retournée

L'averse de pluie qui est tombée
A mouillé son blanc chemisier
C'est dans mes bras qu'elle est venue
Pour sécher son corps presque nu

Ken.





05/09/2008 12:57
Avec toi (0 commentaire)

 

Cette nuit je me suis endormie,
J'étais seule dans mon lit
Quand j'ai fermé les yeux
Nous étions tous les deux.

dans tes bras j'étais blottie,
bercée d'un bonheur infini
Ivre de tes caresses,
Je me noyais dans un océan de tendresse.

J'avais peur de me réveiller,
Par peur de la réalité.
Oh rêve, emporte Moi avec Toi,
Laisse Moi profiter encore de Toi.

Si je ne fais que rêver,
Je ne veux pas me réveiller,
Car je veux être à tes cotés,
Enlacée pour l'éternité.

Julia-Eva




05/09/2008 12:54
L'accident (0 commentaire)

L'accident,

J'étais perdu dans mes pensées,
Occupé par une peine plutôt tenace
Qui sur mon coeur écrivait sa dédicace.
Distrait, j'ai traversé sans regarder.

Une voiture roule avenue de l'amour,
J'apparais soudain sur son parcours.
La conductrice tente de freiner,
Mais en vain, elle ne peut m'éviter.

Le choc m'a soulevé dans les airs,
Quelques secondes à me croire un oiseau,
Puis je suis retombé comme une pierre,
Et je me suis retrouvé allongé sur le dos.

Le doux visage d'un ange penché sur moi
M'offre deux yeux verts pour tombeau.
Son regard pour linceul glisse sur ma peau,
Bientôt on me recouvrera d'un drap.

Ma vie en évasion quitte mon corps.
Sa bouche contre la mienne, c'est bon,
Ce souffle chaud dans mes poumons,
Folle course poursuite contre la mort.

Aujourd'hui, je suis vivant grâce à elle
Elle veille sur moi et la vie est belle.
C'est drôle, il suffit parfois d'une collision
Pour redécouvrir la tendresse et la passion.

Alors, si tu as le blues, va faire un tour,
Toi qui attends le bonheur dans la file,
Oui, promène-toi avenue de l'amour,
Peut-être un accident te sauvera-t-il.

Ken.





05/09/2008 10:05
Fête nationale (0 commentaire)

Fête nationale,

Il était une fois le passé,
Un mardi et du sang versé
Pour rougir les pavées
D'une Bastille assiégée.

Il était une fois des tués,
Des morts par milliers
Pour de la poudre entreposée
Dans la forteresse encerclée.

Une révolution avait germé,
Sur une terre arrosée,
Nourrit de pauvreté,
Liberté, égalité, fragilité.

Un 14 au milieu de l'été,
Sur les Champs Elysées
Les soldats vont défiler,
L'élite de notre armée.

Des bottes battent le pavé
Au son des pas cadencés.
Le port altier, le menton levé,
La France étale sa fierté.

Sur une estrade improvisée,
Brochette de personnalités.
Être là pour se montrer,
Pour un peu de publicité.

Aussi veuillez me pardonner,
Oui, veuillez m'excuser
Si je ne peux partager
Votre joie et votre gaieté.

Mais pour moi, la vraie liberté
N'est pas celle que vous vendez,
Ne se trouve pas dans l'armée,
N'est pas française, désolé.

Alors pourquoi devrais-je regarder
Un défilé sur les Champs Elysées,
Ou le suivre chez moi à la télé?
Pourquoi devrais-je m'y intéresser?

Où es-tu passé, toi la bonne fée
Pour enfin changer, transformer
Pauvreté, partialité, fragilité,
En liberté, égalité, Fraternité?

Ken.


05/09/2008 10:03
Métro (0 commentaire)

Métro,

Pour le péage, le saut d’obstacle,
Contrôle billet et on le tacle.
Alors il se la joue étranger,
Moi pas savoir, moi pas français.

On s’embrasse dans les couloirs,
Par collision, sans le vouloir.
On court, on pousse, on est pressé,
On n'a pas le temps de s'excuser.

Lourdes valises sans ascenseur,
On s'enfonce dans les profondeurs.
Escalators en panne, plutôt souvent,
Alors ça grogne évidemment.

Accident grave de voyageur,
Emprunter les correspondances.
Colis suspect station Pasteur,
Merci encore de votre patience.

Une main se tend et qui mendie,
Quelques centimes d’euros,
Une cigarette, ticket resto,
Pour un sourire, il remercie.

Un père mort en Yougoslavie,
Une mère malade sans RMI.
Un enfant passe de bras en bras,
Pour de l'argent, il sert d'appât.

Touriste naïf, commence la traque,
Jeune roumain, la main dans le sac,
Il dit bien sûr c'est une erreur,
Il jure qu'il n'est pas un voleur.

Toute la journée Mamie s'ennuie,
A l'heure de pointe elle est de sortie.
Elle aimerait bien pouvoir s'asseoir
Mais à cette heure là, il y a peu d'espoir.

Vendeurs de tout à la sauvette,
Un sifflement, ils font place nette.
On joue au chat à la souris,
Parfums, jouets, marchands de fruits.

Quand la pluie tombe et qu'il fait froid,
Les sans abris recherchent un toit.
Ils regardent les métros qui passent,
Ils attendent le soir qu'on les chasse.

Notre visite est terminée,
Il nous faut maintenant remonter.
Le métro bientôt va fermer.
A demain donc et bonne soirée.

Ken.


05/09/2008 9:58
Amoureuse (0 commentaire)
 Amoureuse,

 
Pourquoi serait-elle amoureuse
D'un pauvre gars comme moi ?
Qu'ai-je que les autres non pas
Pour qu'elle en soit envieuse ?

 
Est-ce pour une plume qui griffonne,
Pour cet encre qui coule en rivière,
Des lettres qui s'alignent en vers,
Des mots qui miaulent et ronronnent ?

 
Est-ce pour mes yeux bleus-gris,
Cette tendresse cachée derrière l'acier,
Des rêves dans des galions coulés
Qui reposent dans des coffres enfouis ?

 
Est-ce pour une oreille attentive,
Cette amie fidèle, toujours à l'écoute,
Confidente muette de ses déroutes,
Témoin de ses espérances en dérive ?

 
Est-ce pour ce coeur romantique,
Un peu trop tendre quelquefois,
Où facilement l'empreinte d'un pas
Laisse des espoirs chimériques ?

 
Est-ce le môme que je suis encore,
Son innocence, ses guerres candides,
Ou bien cet homme en moi qui dort,
Papillon prisonnier de sa chrysalide ?

 
Est-ce pour l'enfant qui viendra
Quand elle me tiendra dans ses bras,
Pour une famille aujourd'hui en exil
En attente d'une terre d'asile ?

 
Dites-moi,

 
Pourquoi serait-elle amoureuse
D'un pauvre type comme moi ?
Elle est sûrement trop généreuse,
Les gars comme moi, on ne les voit pas.

 
Ken.

01/09/2008 21:34
Malaise (0 commentaire)

Malaise,

Me direz vous ce qui m'arrive,
Ce poids qui pèse sur mon coeur,
Cette sensation d'intense chaleur,
Comme après le boum d'une ogive?

Me direz-vous ce qui m'arrive,
Coups de tambour, tout ce boucan?
Pourtant je n'ai pas d'antécédents,
Non rien d'inscrit dans mes archives.

Me direz-vous ce qui m'arrive,
C'est quoi tout ce remue-ménage?
Un détournement, une prise d'otage,
Dans mes artères, contre-offensive.

Le voilà de nouveau qui s'emballe,
Ce coeur qui bat vraiment trop vite.
Il va finir par quitter son orbite,
Et se perdre dans l'infini sidéral.

Me direz-vous ce qui m'arrive,
Moi qui avançait d'un pas décidé?
Aujourd'hui à l'arrêt sur le bas côté,
Essoufflé avec une volonté fugitive.

Me direz-vous ce qui m'arrive,
Le malaise qui ce soir m'envahit?
De corps présent, l'esprit en dérive,
Je fuis ma famille et mes amis.

Me direz-vous ce qui m'arrive?
Le jour des heures soporifiques,
La nuit des heures méditatives,
Pour des errances érotiques.

Me direz-vous ce qui m'arrive,
Pourquoi j'ai du mal à me concentrer?
Seraient-ce ces courbes subversives
Sur l'écran vierge de mes pensées?

Même le sommeil s'est fait la quille.
Morphée jalouse me fait la tête
Pour un visage, les yeux d'une fille,
Une femme de mon coeur en conquête.

Le diagnostic, coeur en cavale,
L'infarctus n'est sûrement pas loin.
Mourir d'amour n'est pas si mal,
Entre tes mains, entre tes reins.

Ken.


28/08/2008 16:26
Banquise (0 commentaire)

Banquise,

Réchauffement planétaire,
Pauvre petit ours polaire.
Sur ton iceberg solitaire
Tu regardes fuir l'hiver.

L'été qui perdure,
Monte la température.
La banquise moins dure
Disparait à vive allure.

La neige à des rides,
Le sol est moins solide,
Comme rongé par l'acide,
Et en dessous le vide.

Fondent les glaces,
Ton habitat, ton espace.
Extinction d'une race,
Tu n'avais plus ta place.

Combien de temps encore,
Avant d'annoncer ta mort?
Abandonner à ton triste sort,
Le monde t'oublie sans effort.

Où est passé mon hiver,
Moi l'ours solitaire?
Adieu, fini l'ère glaciaire!
Et la solitude pour repaire.

Doucement mais sûrement
Le dégel du manteau blanc
Sous ton regard brûlant,
Sous tes rayons ardents.

Réchauffement érotique,
Changement anatomique
Pour l'homme en panique,
A la volonté anémique.

Où est ma résolution?
Où est ma détermination?
Tes lèvres et moi qui fonds,
Danger pour mon coeur glaçon.

Ken.



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